Réaction à l’article de Noita : « j’ai fait un écart »

J’écris cette article parce que j’avais envie de réagir à l’article que Noita, dite « la connasse extrémiste » a sorti il y a quelques jours, où elle explique qu’elle a mangé un plat contenant du fromage de chèvre.

Noita explique qu’elle souffre du trouble borderline. Il s’agit d’un trouble de la personnalité, qui peut être très difficile à vivre, et qui peut parfois, comme l’autisme, induire des troubles du comportement alimentaire (TCA).

Les troubles du comportement alimentaire, ce n’est pas drôle… Une boulimie, ce n’est pas juste « olol j’ai craqué pour une crème glacée pendant mon régime » et ça ne se résout pas en « faisant plus attention ». La boulimie, si vous n’avez pas connu vous même, vous ne POUVEZ PAS savoir ce que c’est.

De même, l’anorexie ce n’est pas « olol il faut que je sois maigre pour rentrer dans cette robe, comme la nana qui défile chez chanel ou chez balmain ou chez versace (merci Laura, je ne connais pas ces marques moi…). Ce n’est pas juste manger un peu moins et se faire vomir… C’est NE PAS REUSSIR A MANGER DU TOUT et voir son poids diminuer dangeureusement, et ça peut vite partir en cercle vicieux.

Je suis absolument d’accord avec toutes les idées du véganisme, et de l’antispécisme, mais quitte a perdre des amis, je vais dire ce que je pense. Je pense que le véganisme s’arrête là ou les TCA commencent.

Message à la végestapo : un vegan qui mange un produit d’origine animale pendant une crise de boulimie reste un vegan, et vous n’êtes pas un meilleur vegan que lui parce que vous ne faites aucun écart. Vous ne POUVEZ PAS juger un vegan qui a fait un écart pendant une crise de boulimie, parce que vous ne pouvez pas le comprendre. Comme disait ce cher John Lenon, qui était végé lui aussi : « don’t judge what you can’t understand »

Le véganisme ne DOIT PAS s’accompagner de psycophobie. Le respect de la vie des animaux ne peut absolument pas être une excuse pour être psycophobe.

Je suis prêt à parier qu’il y a, en proportion, bien plus de véganes parmi les autistes, ou parmi les personnes atteintes du trouble borderline. Cependant, ces troubles peuvent être associés à des troubles du comportement alimentaire, et parfois, on peut faire des choses qu’on regrette pendant les TCA.

L’amour des animaux doit s’accompagner de pédagogie, pas de mépris dès la première erreur.

Du love neuroatypique sur vous, sauf sur la végestapo !

Sébastien

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